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En attendant le miracle,
Leonard COHEN

« Mon amour, j’ai attendu,
J’ai attendu nuit et jour.
Je n’ai pas vu le temps passer,
J’ai perdu la moitié de ma vie à attendre.
Il y avait des tas d’invitations
Et je sais que tu m’as en a envoyé quelques unes,
Mais j’attendais le miracle,
J’attendais que le miracle se produise.

Je sais que tu m’aimais vraiment
Mais, tu vois, j’ai les mains liées.
Je sais que cela a dû te blesser,
Cela a dû blesser ta fierté
De devoir rester devant ma fenêtre
Avec ton clairon et ton tambour,
Pendant que j’attendais le miracle,
Pendant que j’attendais que le miracle se produise.

Ah je ne crois pas que tu aurais aimé ça,
Tu n’aurais pas aimé être ici.
Il n’y a pas de distractions
Et les jugements sont sévères.
Le maestro dit que c’est du Mozart
Mais ça sonne comme du chewing gum
Quand on attend le miracle,
Quand on attend que le miracle se produise.

Quand on attend le miracle
Il ne reste rien à faire.
Je n’ai pas été plus heureux
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Il ne reste rien à faire
Quand on sait qu’on s’est fait prendre.
Il ne reste rien à faire
Quand on mendie pour des miettes.
Il ne reste rien à faire
Quand on n’a plus qu’à continuer d’attendre
D’attendre que le miracle se produise.

J’ai rêvé de toi, mon amour,
C’était l’autre nuit.
Tu étais presque nue
Juste couverte d’une tenue légère.
Le sable du temps tombait
Entre tes doigts et ton pouce,
Et tu attendais le miracle,
Tu attendais que le miracle se produise.

Mon amour, marions-nous,
Nous sommes restés seuls trop longtemps.
Soyons seuls ensemble,
Voyons si nous sommes assez forts.
Faisons quelque chose de dingue,
Quelque chose de complètement faux
Pendant que nous attendons le miracle,
Pendant que nous attendons que le miracle se produise.

Il ne reste rien à faire
Quand on sait qu’on s’est fait prendre.
Il ne reste rien à faire
Quand on mendie pour des miettes.
Il ne reste rien à faire
Quand on n’a plus qu’à continuer d’attendre
D’attendre que le miracle se produise.

Quand tu es tombée sur l’autoroute,
Que tu t’es allongée sous la pluie,
Et qu’ils t’on demandé comment ça va,
Tu dis bien sûr que tu ne peux pas te plaindre
Si on te presse pour avoir des renseignements.
Il faut que tu fasses l’imbécile :
Tu n’as qu’à dire que tu attends le miracle,
Tu n’as qu’à dire que tu attends que le miracle se produise. »

leonard-cohen-chante-au-soleil-micro-guitare-entre-deux-ages

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