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« Avec de l’entraînement, nous pouvons développer de nouveaux schémas émotionnels et intellectuels. Quand ils rentrent dans nos habitudes, nous les appelons les habitudes du bonheur. »

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« Mettons-nous dans la situation où quelqu’un dit quelque chose qui nous met en colère. Notre cheminement classique, notre impulsion première, est de répondre, parfois avec violence, comme pour le punir. Nous sommes alors nos propres victimes de nos réflexes acquis ou conditionnés. Au lieu de cela, nous pouvons prendre une respiration profonde et  et dire intérieurement ‘le malheur est en moi, la souffrance est en moi, la colère est en moi, l’irritation est en moi.’ Cela nous aide déjà grandement de reconnaître nos émotions et de ne pas répondre immédiatement. Alors, nous acceptons cette colère et cette irritation en nous, et nous lui sourions. Nous regardons alors  l’autre personne en pleine conscience et nous prenons conscience de la souffrance qui l’habite. Cette personne peut croire que ça va l’aider à aller mieux de parler ainsi, mais c’est le contraire.

En prenant simplement une ou deux secondes pour regarder et voir la souffrance en elle, nous faisons naître la compassion en nous. Quand la compassion est présente, nous ne souffrons plus, et nous pouvons trouver une chose à dire qui peut aider notre interlocuteur. Avec de l’entraînement, nous pouvons développer de nouveaux schémas émotionnels et intellectuels. Quand ils rentrent dans nos habitudes, nous les appelons les habitudes du bonheur.

Thich Nhat Hanh
(Traduction de l’Anglais par Maj Majest)

3 commentaires

  1. valérie

    28 novembre 2013

    Post a Reply

    J’aime bien le texte de Thich Nhat Hanh, ainsi que tes propos.

    Dans la situation où quelqu’un dit quelque chose qui nous met en colère, notre cheminement classique, notre impulsion première, est de répondre, parfois avec violence, comme pour le punir.

    Quand on est dépourvu de colère, on atteint une bien meilleure compréhension.
    La compassion en nous est sans limite et elle surélève notre interlocuteur qui se voit démunie d’agressivité face à cela.
    J’ai pu maintes fois constater qu’il est impossible à l’autre d’envenimer les choses et se sentir désemparé et stopper de lui même. Il réalise très vite qu’il peut parler librement, voir même rester sans voix ( le problème lui aura échappé) ou il se sera senti gêné d’avoir été « idiot » !
    Pour vivre heureux et ne pas subir la médiocrité, il faut avoir en soi le don d’Amour et tout le monde en est capable.
    Ce qui empêche la réalisation de la plénitude de soi est le vice, la dépendance, le pouvoir, l’argent !
    Tant que l’on ne comprend pas cela, il n’existe aucun moyen d’atteindre une avancée quelconque pour soi-même.
    Ni même une compréhension sereine et affectueuse pour les autres.

    Quand on pense au bonheur qui nous habite en étant dans l’Amour, de soi, des autres…
    C’est la plus belle richesse au monde.

    Valérie

    • Maj Majest

      28 novembre 2013

      Post a Reply

      Il est une richesse qui ne s’achète pas ne se voit pas et ne se montre pas… 🙂
      Merci Valérie.
      Maj

  2. Maj Majest

    22 mai 2013

    Post a Reply

    Cette méthode et approche présente l’avantage d’être universelle quoique compliquée à atteindre.
    Certains, en fonction de leurs connaissances et de leur compréhension des mécanismes humains, pourront également se préserver de la colère et de l’agressivité par leur compréhension intellectuelle des choses. Celle-ci n’est pas un atout ou un avantage, car :

    • Elle nous amène parfois à le faire partager et ça n’aide pas nécessairement l’autre, qui n’a pas la même culture et qui peut interpréter de travers ;
    • Nous pouvons avoir une attitude qui passe pour ou qui est de l’ordre du jugement, et celle-ci n’aidera pas notre vis-à-vis (l’impression de jugement est forte, et même souvent recherchée dans des conflits. C’est une forme d’agression pour les personnes qui luttent contre un sur-moi puissant, ou qui sont psycho dépendantes) ;
    • Elle prête à l’interprétation et moins à l’écoute. On n’écoute bien, réellement, qu’avec le coeur… Cette fameuse compassion que Thich Nhat Hanh nous invite à développer en nous et comme une disposition permanente et universelle.

    Amitiés,
    Maj Majest

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